Wenn diese Seite nicht korrekt angezeigt wird
gehen Sie bitte zur Originalseite



L’intérim, une solution à envisager entre deux jobs - Capital.fr
$is_wrapper =
Le Guide du Manager

Le 01/02/2010 à 11:45

L’intérim, une solution à envisager entre deux jobs

Adaptabilité, compétences multiples… Les missions temporaires peuvent apporter un plus à un CV. A condition d’adopter la bonne attitude.

Les temps sont durs pour les managers. Selon l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), les entreprises en ont recruté environ 150.000 en 2009, contre 220.000 en 2008. Dans ce contexte maussade, l’intérim limite les dégâts : le nombre de contrats y recule aussi, mais dans des proportions moindres. Alors, si vos perspectives professionnelles semblent moroses, il serait dommage de repousser d’office un travail temporaire. Notamment si vous travaillez dans les secteurs de la construction, de la banque, de l’énergie ou de l’environnement, toujours très demandeurs de bons spécialistes. Dans l’opinion, l’intérim reste perçu comme un pis-aller. Or c’est souvent un moyen de rebondir. Et il n’est pas rare que cette voie débouche sur un emploi permanent : près d’un cadre sur trois transforme sa mission en CDI.

Garder le contact

Vous avez quitté votre boîte et vous recherchez un job ? En période de transition professionnelle, mieux vaut ne pas demeurer trop longtemps éloigné du marché. Une mission d’intérim permet de garder le contact avec le monde du travail. C’est aussi l’occasion de compléter son expérience et de développer son employabilité. Venant des transports, un responsable RH qui effectue une mission dans un groupe bancaire aura plus de chance de trouver un job dans la finance. Vous avez ainsi la possibilité de tester d’autres secteurs, sans pour autant changer de métier. Si vous avez été ingénieur dans un bureau d’études automobile, vous pourrez, dans certains cas, prétendre à des missions dans l’aéronautique, avec une qualification identique. Même si vous ne correspondez pas totalement au profil idéal, le sous-traitant d’un grand constructeur d’avions sera plus souple que s’il recrutait une personne en CDI. A vous ensuite de faire vos preuves et, pourquoi pas, de profiter de l’occasion pour gagner un engagement définitif.

Adieu la routine

Même si vous n’êtes pas recruté, cet enchaînement d’expériences n’a rien d’une spirale négative. C’est plutôt une chance et la garantie d’éviter la routine. Pour les recruteurs, une mission d’intérim n’a rien de dévalorisant sur un CV, au contraire. En début de carrière, elles permettent de se forger une large expérience en privilégiant la diversité des missions avant de se stabiliser. Un jeune diplômé obtiendra un contrat en intérim plus facilement qu’un CDI, les entreprises se montrant un peu moins exigeantes sur leurs critères de sélection. Quant aux cadres confirmés, ils ne doivent pas s’imaginer qu’on leur proposera uniquement de remplacer une personne en arrêt maladie ou en congé maternité. Ils ont très souvent l’occasion de se trouver associés au développement d’un business ou d’une technologie : un cadre intérimaire sur quatre est sollicité pour accompagner une nouvelle activité ou un nouveau projet, sur huit mois en moyenne.

La flexibilité, ça paie

Parmi les métiers les plus demandés par les entreprises, on trouve les ingénieurs R&D, les informaticiens ou les responsables de bureau d’études, chargés de mener à bien un projet. Additionner les missions présente aussi l’avantage d’enrichir son réseau professionnel. Fondamental pour retrouver un emploi. Les recruteurs seront en outre sensibles à un parcours varié, qui démontre une réelle aptitude à s’adapter à des environnements différents.
Reste la question de la rémunération. Contrairement à une idée reçue, vous ne serez pas sous-payé. Selon la législation, le salaire versé par la société d’intérim ne pourra être inférieur à celui du CDI que vous remplacerez, à expérience équivalente. Comme les collaborateurs permanents, vous aurez accès au restaurant d’entreprise ou droit à des chèques-repas. En outre, votre flexibilité sera rémunérée : vous toucherez une indemnité de fin de mission – 10% du salaire brut perçu pendant le contrat – et des congés payés, au total environ 20% de la rémunération. Ainsi, pour 30.000 euros de salaire brut, vous percevrez 6.000 euros de prime de précarité et de congés payés. Mais réussir un intérim et en tirer le meilleur parti pour la suite d’une carrière suppose de remplir certaines conditions. Elles tiennent à l’intérêt intrinsèque du poste, mais aussi à votre attitude avant, pendant et après la mission.

Hugues Pariot

Hugues Pariot, Directeur général d'Expectra
Diplômé de l'Edhec en 1989, il débute chez Xerox comme responsable haut volume, puis responsable de marché grands comptes. Entre 1994 et 2003, il vit de l'intérieur l'explosion du secteur des télécoms chez Débitel, en tant que directeur commercial, puis chez SFR, comme directeur de marché. Après avoir occupé la direction générale de Régus (spécialiste de la location de bureaux) jusqu'en 2007, il rejoint le comité exécutif de Randstad France, en tant que directeur général d'Expectra (recrutement de cadres).

Tous les conseils de cet expert

© Management

Les services

Participez, réagissez

SONDAGE
JEU FINANCIER

Jeu Capital