Chômage : le trou de mémoire de Lagarde
QU'EST-CE QUI résonne le mieux pour le gouvernement : que le taux de chômage du deuxième trimestre 2010 - en recul de 0,2 point - baisse pour la première ou la deuxième fois depuis...

Les timides signaux positifs émis par le marché de l'emploi concernent-ils aussi les ingénieurs ? Selon la dernière note de conjoncture de l'Apec, celle de novembre, les offres ont globalement progressé de 8 % par rapport à l'année précédente. Mais parmi les fonctions continuant à afficher une forte baisse figurent en tête la recherche et développement (- 19 %) et les services techniques (- 9 %). La production enregistre quant à elle une progression de 22 %. En 2010 - comme en 2009 -, la conjoncture s'annonce donc contrastée pour les ingénieurs.
Gros pourvoyeur d'emplois l'an dernier, le secteur de l'énergie affiche toujours de belles prévisions. «Nous sommes épargnés. En 2010, les recrutements vont se maintenir, voire seront en légère augmentation», explique Catherine Dervaux, directrice de Menway (groupe Hominis), spécialisée dans le middle management. Mais pour rencontrer des ingénieurs venus de tous horizons, elle constate que tous les secteurs ne sont pas aussi porteurs. «Je vois énormément de profils venus de l'automobile, un secteur sinistré. Certains se reconvertissent dans la gestion de projet, la qualit é, mais ce n'est pas toujours évident pour ceux qui comptent dix ans d'expérience dans cette industrie», précise-t-elle . Quant à la reconversion des ingénieurs venus de la finance, elle est encore plus problématique, compte tenu des grosses différences de salaires.
À Noël, période traditionnellement creuse pour les recherches d'emploi, Catherine Dervaux a constaté une situation inédite. «Nous recevions 150 CV pour un poste ! Contre 50 à la mi-novembre.» Un élément qui illustre selon elle les difficultés rencontrées aujourd'hui par les ingénieurs, à commencer par les jeunes diplômés. «Ajoutons à cela que l'ingénierie et le conseil, qui constituaient jusqu'alors les plus gros débouchés pour ces jeunes diplômés, sont touchés. Chaque année, quelque 30 000 ingénieurs sortent des écoles. En 2008, ce n'était pas suffisant. Aujourd'hui, c'est trop.»
Même écho chez Expectra, filiale de Randstad France spécialisée sur le recrutement de profils hautes compétences. «Avant la crise, les jeunes diplômés se plaçaient à 80 %, contre 60 % aujourd'hui», constate Hugues Pariot, directeur général du cabinet. «Aujourd'hui, les recrutements sont ciblés sur les profils confirmés», ajoute-t-il. L'an dernier, le cabinet a recruté 1 300 ingénieurs pour des missions d'intérim d'une durée moyenne de quatre mois et un millier en CDI. «Le marché ne retrouvera pas le niveau de 2008, mais nous tablons sur une croissance raisonnable cette année, indique-t-il. Dans l'ingénierie, notons la bonne tenue de l'environnement. Nous pouvons compter sur l'activité des gros acteurs du secteur à long terme.» Dans le BTP et les infrastructures aussi, le patron d'Expectra estime que 2010 devrait être «en légère reprise».
Karine Leverger, déléguée générale de Syntec Ingénierie, qui couvre les métiers de l'ingénierie industrielle et de la construction (220 000 emplois, dont 50 % d'ingénieurs) est plus prudente. «Globalement, 2010 sera comme 2009, estime-t-elle. Les secteurs qui ont souffert resteront fragiles. Dans l'énergie, le ferroviaire et les grandes infrastructures, où l'activité est restée soutenue, il y aura encore des créations de postes.»
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Bon Sens, Bon SC'est bête, hein? La France compte beaucoup de chômeurs ET dans le même temps la France va manquer d'ingénieurs pour développer des filères d'avenir.
Il se peut que l'Education Nationale et les Universités aient leur (grande) part de responsabilités....
Il fallait: (i) limiter les places dans les filières qui ne mènent à rien ou si peu (ex: sociologie et archéologie): (ii) rendre leur accès filtré par un concours difficile afin d'être sûr que les étudiants les plus motivés et compétents aient accès aux rares postes offerts dans ces filières; et (iii) de facto on aurait vu plus de candidats aller vers les filières dont l'économie a réellement l'emploi, et l'on disposerait de plus de moyens financiers pour ces filières là.
En fait, c'est peut-être TROP SIMPLE ce que j'écris, - et donc cela n'intéresse presque personne dans un pays aussi "théorique" et peu 'pragmatique" que la France moderne?
À la une

QU'EST-CE QUI résonne le mieux pour le gouvernement : que le taux de chômage du deuxième trimestre 2010 - en recul de 0,2 point - baisse pour la première ou la deuxième fois depuis...
Les universités forment aussi énormément de scientifiques (télécoms, biologie, médecine, ingénieries informatiques électriques , civil btp....)
Mais la crise est bien la et même dans le technique difficile de percer.
En 2007 les entreprises vous recrutaient avant la fin du stage.
Aujourd'hui, d'entretiens en entretiens on vous ballade en france, dans le monde... Pour rien.
Il ne fait pas bon être jeune diplomé sans expérience (stage ne vaut pas expérience selon eux!!)
Parole de chômeur ingénierie (sciences des matériaux) universitaire (since 2008)